Dali…. ses moustaches, sa canne et son baratin

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Beaubourg , mercredi 26 décembre 2012. Au moment où le centre Pompidou annonce fièrement que 3,8 millions de visiteurs ont franchi ses portes en 2012, un record, les visiteurs du jour, même quand ils ont acheté leur billet à l’avance,  doivent poireauter 2heures 3/4  pour franchir l’entrée de l’exposition Dali au sixième étage du bâtiment.

File d'attente avant l'expo Dali..

File d’attente avant l’expo Dali..

Est ce que la méthode de la « critique paranoïaque » développée par Dali afin de rendre visibles les réalités cachées et invisibles les réalités inopportunes pourrait expliquer cette immense patience de la part par des visiteurs? Nul ne le sait. Toujours est-il que le précurseur des « happening » réussit ici sans le vouloir un véritable coup de maître posthume.  Cela dit, on peut aussi se demander si la vision aérienne de cette procession humaine aussi immobile que déterminée n’aurait pas tisonné chez Dali l’aversion atavique qu’il nourrissait à l’égard des fourmis.

Une fois le seuil franchi.

Une fois dans l’antre, le foutraque, l’inquiétant, le déjanté mène la barque et on se laisse aller.

Et pour le plaisir d’entendre sa voix,  une interview de Dali par Denise Glaser en 1971, dans  laquelle comme toujours il se met en scène,  parle de son cerveau génial, refuse de répondre aux questions posées, fustige Paul Cézanne, donne ses instructions pour le montage, manifeste sa haine pour les jeunes enfants et leurs dessins et se compare à une nourrice qui alimente son époque…

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  1. Une raison de plus de regretter de ne pas avoir fait « journaliste » car moi je ne suis entrée ni à Dali ni à Hopper : pas question de poireauter des heures sans rien faire !!! Du coup j’ai découvert la Bohème au sens large au Grand palais également et la passion de Van Gogh pour les estampes japonaises à la Pinacothèque (où je n’avais jamais mis les pieds malgré mes origines parisiennes) et puis j’ai marché des heures dans Paris sous un soleil blafard et capté des dizaines de bribes de conversation dans toutes les langues, quel tourbillon! V.B.R.

  2. Effectivement, je renonce à amener mes ados… Si vous ne voulez pas affronter le soleil blafard de Paris, je vous conseille le soleil aveuglant des côtes méditerranéennes, surtout de la Camargue. Mais pas seulement. Dans la ville fortifiée d’Aigues Mortes, quand les « estrangers » ont déserté les rues, la nuit, bars à Tapas et restaurants à toros s’animent d’acccents provencaux chatouilleux et sonnants. Et là, autours d’un verre spécialement sélectionné par un sommelier passionné, vous dégusterez une joie de vivre gestuelle et bruyante, unique et colorée. Le journalisme c’est aussi cela : sentir un parfum, une atmosphère et les faire partager. D’ailleurs Van Gogh n’aimait-il pas Arles, toute proche, et sa douce folie ? Trop peut-être…
    ADM

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