Le « vélo-garde-meuble » des rues de Buenos Aires

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En sillonnant, il y a quelques années, les rues de Buenos Aires sur son insolite « vélo-garde-meuble » Ana Gallardo a raconté la fragilité de l’entre-deux. L’entre–deux d’une maison à l’autre, mais peut être aussi, entre-deux d’une vie à l’autre.

Le vélo-garde-meuble d'Ana Gallardo au Musée d'Art Moderne de Buenos Aires

Le vélo-garde-meuble d’Ana Gallardo est exposé au Musée d’Art Moderne de Buenos Aires

Errance. Fuite. Débâcle. Ce maigre vélo trainant un aussi lourd barda fait d’objets personnels, matelas, ventilateur, chaise, tapis, commode, lampe, étagère, raconte la marche lente causée par un malheur. Mais cet attelage insolite est aussi un cri. Celui de qui refuse d’être dépossédé. Car dans son sillage, ce vélo-garde-meuble dessine l’espoir d’un nouvel ailleurs où se poser. Et puis, et puis, au-delà de cette première histoire très matérialiste, j’en imagine une seconde. Celle où le barda se décroche. Où le vélo ainsi allégé peut continuer sa route. Reprendre sa vitesse. Gagner sa liberté. Juste pour dire combien l’attachement aux objets entrave la marche et qu’il faudrait lâcher pour mieux avancer. Ana Gallardo est née en Argentine à Rosario. Elle travaille à Buenos Aires et a exposé en 2015 à la Maison Rouge à Paris.

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